trop de projections
Depuis le début de ce projet, j’ai écrit ici 48 textes qui retracent mes projections.
Un peu excessif ?
Je me rends compte qu’au cours de cette période, j’ai eu beaucoup de peur, d’envies. J’ai l’impression d’avoir épluché toutes les éventualités possibles. Comme si finalement mon voyage je l’avais déjà fait. Pourtant je sais que c’est loin d’être le cas. J’essaye maintenant de me concentrer sur l’instant présent et de ne plus chercher à tout contrôler. Me laisser porter. À force d’imaginer toutes les possibilités, j’ai peur de vivre cette aventure moins intensément. De ne pas me laisser surprendre. J’ai l’impression que c’est une peur bien irrationnelle ! À force de conviction, j’ai la sensation que mon voyage sera surtout intéressant dans ses bifurcations de mon chemin initial. Qui passera surement par les aléas. Quand il fait beau, j’ai soif d’aventure, je me sens capable de tout. Quand il pleut, j’ai peur, tout me paraît insurmontable. Finalement, c’est peut-être sous la pluie que le plus fou arrivera.