ralentir au plus vite
18h36, je ne sais plus où
Quel que soit mon nombre de kilomètres prévu et l’heure, les fins de journée sont toujours dures. En fin de journée, je calcule la distance qu’il me reste et le temps qu’il me faut. Les jours où j’ai peu d’énergie, ces préoccupations peuvent même commencer dès le midi…
Quand je suis dans ces phases-là, j’essaye d’être la plus rapide et de faire le moins de pauses. Je ne profite alors plus du chemin, mais rêve de l’arrivée. Alors, si j’arrive à prendre conscience de mon état d’esprit, au contraire, je ralentis et multiplie les longues pauses. Je me fais violence pour couper avec cette énergie négative qui mobilise beaucoup trop de place mentale pour me recentrer sur l’essentiel.
Finalement, c’est quand je réussis à faire les derniers kilomètres à mon rythme, que le temps passe plus vite et que sans m’en rendre compte, je suis déjà arrivée.