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Sur le chemin, je t’ai retrouvé.

Surprise j’ai dû m’arrêter.

Je ne pensais pas te croiser ici.

On a pris le temps de discuter,

Les adieux ont été déchirant.

Je replonge dans nos souvenirs.

Je dois continuer ma route.

Je te recroise

Encore

Et encore.

Je suis partie pour apprendre le détachement. Toujours ancré et stable, c’est toi qui me suis.

Je ne te fuie pas.

Te voir m’apaise.

Tu me protèges.

Je crois que je t’aime.

En te voyant, je replonge dans notre enfance.

Cet ensemble de clous et de planches

que tu portais fièrement.

La Fafa Cabana.

Tu as fait ton temps.

Tu as disparu.

J’ai pleuré.

N’est-ce pas un bel hommage pour un saule pleureur ?

Ici je suis dans ton pays.

Au milieu de ma madeleine de Proust.

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LOIN DE TOI