JE CRIE
Je crie, je crie.
D'habitude je rie.
Mais là JE CRIE
Je crie mais vous ne m'entendez pas.
Personne.
Au milieu de la foule, je crie
seule.
Je crie, je crie, L'impression de crier toujours plus fort.
Pendant, que je crie, tu as l'impression que je rie.
Je crie en silence. Je crie intérieurement.
Plus d'abris, j'agonise.
Mais ne t'inquiétez pas, je continue de rire.
Tu ne verra rien
Je sombre petit à petit. Je m'efface, m'éloigne sans que personne ne le voit. Je me fais oublier un temps pour laisser place à la solitude. Être là sans être là. Être nulle part. Je monte petit à petit une façade. Infranchissable. Grise, fade de l'intérieur. Colorée et lumineuse de l'extérieur. Derrière ce mur, je suis emprisonnée. Seule. Je tente de l'escalader et m'accroche aux pierres qui ne cessent de s'effriter. Parfois je monte, je monte. Alors que je suis à une pierre du sommet, j'arrive à bout de force. Je m'accroche de toutes mes forces puis décide de lâcher. Je me laisse tomber sans que personne ne puisse me rattraper. Une chute rapide qui paraît pourtant durée une éternité. Il ne me reste plus qu'une issu, prier pour ne pas casser en mille morceau.
Au fond du ravin, j'attends la relève. Personne ne viens à ma rescousse. Je me reconstruit difficilement puis marche de plus en plus facilement. Enfin la façade détruite je rie de nouveau. Sincèrement. Épuisé de mon combat Personne ne sait le chemin parcouru . Pour eux, le sourire n'a jamais cessé.